Grue cendrée

Grue cendrée : description illustrée

Généralités

  • Statut en Provence (en 2025) : la population hivernante est en constante croissance.
  • Note : les grues cendrées sont actuellement (novembre 2025) victimes d’une vague de grippe aviaire.

Caractéristiques physiques

  • Hauteur : environ 110 à 140 cm
  • Envergure : typiquement de 200 à 250 cm (2 m à 2,5 m) selon les sources.
  • Poids : environ 4 à 6 kg pour un adulte, parfois jusqu’à 7 kg.
  • Plumage : essentiellement gris cendré pour le corps.
  • Tête & cou :
    • Le front est gris-foncé, bordé de noir. À la différence de la grue du Japon dont la calotte est complètement rouge.
    • L’arrière du front présente une zone de peau nue rouge, caractéristique des grues cendrées.
    • Une bande blanche partant de l’œil vers l’arrière du cou, en diagonal.
    • Le cou et la gorge sont noirs chez l’adulte.
  • Le dimorphisme sexuel est peu marqué.

Habitat

  • Pendant la période de reproduction, la grue cendrée vit dans les zones humides.
  • Pendant la période de migration ou d’hivernage, la grue cendrée habite des zones plus « ouvertes » pour pouvoir se nourrir (de graines et végétaux) : comme de grandes zones humides en bord de mer ou à l’intérieur des terres (marais, grands lacs), ou bien des champs et zônes cultivées proches d’eau.
  • En Provence : l’espèce hiverne sur les zônes humides de la Camargue (dortoirs), puis va se nourrir dans les zônes cultivées autour (les rizières par exemple).

Alimentation

La grue cendrée est omnivore.
C’est un oiseau opportuniste : il s’adapte à la saison et/ou à la région qu’il traverse.

  • NIDIFICATION
    La grue cendrée adopte un régime alimentaire riche en protéines animales pendant la nidification (reproduction & élevage des jeunes) : insectes, mollusques, amphibiens, petits vertébrés.
  • MIGRATION & HIVERNAGE
    Le régime alimentaire de la grue cendrée redevient granivore et végétarien : graines de céréales, glands, olives, tubercules jeunes pousses, herbes.
    Ce régime leur permet d’accumuler des réserves de graisses nécessaires pour les longues distances qu’elles parcourent lors de leur migration.

Reproduction

  • Février : parades nuptiales
  • Le couple est généralement monogame à vie et réutilise parfois ou reconstruit un nouveau nid chaque année.
  • Nid : plateforme de végétation posée sur l’eau ou dans un milieu très humide, dissimulé.
  • Ponte : typiquement 1 à 2 œufs, couleur brun-olive à brun-rougeâtre.
  • Incubation : environ 4 semaines, assurée par les deux parents.
  • Les jeunes grues cendrées :
    • Les jeunes grues cendrées sont capables de se déplacer peu après l’éclosion.
    • Lorsqu’elles sont âgées de 2 mois, les jeunes grues cendrées prennent leur envol.

Grue cendrée : données sur sa migration

Migration des grues cendrées en France

La grue cendrée est une espèce migratrice majeure en Europe.

La migration est un sujet complexe, quelque soit l’espèce abordée. Voici néanmoins quelques points principaux à retenir concernant les grues cendrées.

Chaque année, en Europe, deux mouvements de migration des grues cendrées s’organisent :

  • L’un pour aller hiverner dans le sud de l’Europe (en automne)
  • L’autre pour retourner nicher dans le nord de l’Europe (au printemps)

Ils traversent la France dans un axe nord-est vers sud-ouest à l’automne, et sud-ouest vers le nord-est au printemps.

Lors de la migration d’automne, lorsque les grues cendrées viennent hiverner, deux voies sont empruntées :

  1. voie 1 : axe nord-est vers sud-ouest de l’Europe (« couloir principal ») pour s’arrêter en Espagne, en « contournant » le centre de la France par le nord,
  2. voie 2 : axe nord-est vers le sud de la France (Camargue) en descendant par l’Europe de l’Est et le nord de l’Italie. Elles empruntent notamment la vallée de la Durance (cours d’eau) et profite ainsi de courants ascendants.

Hivernage des grues cendrées en Provence

L’hivernage en Provence, dans la Réserve Naturelle de Camargue, est en forte croissance depuis les années 2000 (statistiques datant de 2025).

Les grues cendrées quittent les dortoirs (dans les zônes humides) tôt le matin pour aller dans les champs environnants. Elles reviennent au crépuscule.

Ce sont deux opportunités de pouvoir observer leurs vols (et leur fameuse « formation de vol en V« ).

Vous pouvez les observer, par exemple, au Marais du Verdier (Camargue) à partir de mi-décembre, lorsqu’elles sont quasiment toutes arrivées. Voici un article que j’ai rédigé suite à notre sortie (avec mon groupe LPO) sur cette zône humide.

Comment reconnaître un vol de grues ?

Outre la fameuse formation « en V » des grues cendrées lorsqu’elles volent, pour pouvoir bien reconnaître un vol de grues, il faut les distinguer de 3 autres espèces qui souvent partagent le même lieu d’habitat et certaines autres caractéristiques (vol en groupe, ou physionomie par exemple).

Il faut distinguer les 4 espèces qui suivent :

  1. Les grues cendrées
    • vol en groupe (souvent : formation en « V »)
    • silhouette bien « étirée » : cou tendu et pattes bien allongées à l’arrière du corps.
  2. Les oies cendrées
    • vol en groupe
    • silhouette en vol : les pattes sont plus courtes que celles des grues cendrées (elles ne dépassent pas la queue)
  3. Les hérons cendrés
    • silhouette en vol : le cou est « replié », contrairement à celui de la grue cendrée qui garde le cou tendu.
  4. Les cormorans
    • silhouette : plus petite que la grue cendrée
    • vol : il bat plus vite les ailes

On la reconnaît alors par les cris (de ralliement) intermittents qu’elles poussent lors de leur vol, afin de rester groupées.

Vol en V : pour optimiser leur énergie, les grues cendrées volent en V. L’oiseau à la pointe de ce V dépense le plus d’énergie dans le groupe et crée une zône d’aspiration pour le reste du groupe. Lorsqu’elle est fatiguée, une autre la relaie à ce poste.

Soaring : tout comme les vautours, les grues cendrées vont utiliser les courants d’air ascendants pour planer sur plusieur kilomètres, et ainsi faire une gestion optimale de leurs réserves d’énergie.

Vous trouverez les sources d’information au bas de cette page.

Grue cendrée : classification scientifique

  • Domaine : biota
  • Règne : animalia
  • Phylum : chordata
  • Classe : aves
  • Ordre : gruiformes
  • Famille : gruidae
  • Genre: Grus
  • Espèce : Grus grus

Sources :

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